Sur r/france aujourd’hui, la scène publique ressemble à un théâtre d’ombres où l’on maquille les chiffres, recycle les peurs et distribue la morale au kilo. Pendant que les indignations tournent en boucle, la réalité grince : diaboliser les uns pour blanchir les autres, c’est la recette préférée des professionnels de l’angle mort.
Diabolisation à haute dose, blanchiment en continu
Tout commence par une manipulation bien huilée : une infographie de Franceinfo jouant les contorsionnistes statistiques, brandie pour convaincre que 64 % jugent LFI dangereuse et 49 % le RN, comme si l’addition de peurs faisait vérité. Dans le même souffle, l’ancien Premier ministre s’inquiète que la diabolisation obsessionnelle de LFI ouvre un corridor de respectabilité au RN. Et pendant que l’Italie s’invite sans subtilité, le président réplique avec un recadrage adressé à Giorgia Meloni. Au fond, tout cela tourne autour d’une mort tragique, dont l’instrumentalisation médiatico-politique donne la nausée.
"Ce ne sont pas les chiffres qui sont faux : c’est l’énoncé de la question qui a été changé par l’émission. Le sondage demandait simplement, pour chaque parti, si on le jugeait dangereux ou non." - u/Abel_V (86 points)
Face à ce jeu d’ombres, des citoyen·ne·s documentent méthodiquement la réalité : une carte de la honte recense 156 casseroles de candidats RN. On rappelle aussi que l’acronyme RN n’est pas tombé du ciel, à commencer par la Révolution nationale de Vichy. Et pendant qu’on fabrique des cérémonies d’émotion sélective, une vidéo rappelle tous ceux qui n’ont jamais eu de minute de silence. Le vernis craque : il n’y a pas deux camps équivalents, il y a un déséquilibre historique que l’on s’échine à relativiser.
"Ridicule, cette course à l’échalote pour qualifier la mort de Quentin : ils sont venus casser du gauchiste, les victimes se sont défendues plus fort que prévu, et il a refusé l’hôpital. Drame, oui. Instrumentalisation, non." - u/Frapadengue (215 points)
Violences systémiques et justice à rebours
Quand l’institution vacille, elle se protège : on découvre qu’une policière qui filme une agression est condamnée, tandis que celui qui frappe échappe. Et au sommet de l’État, on pousse la post-vérité jusqu’à accuser de « désinformation » celles et ceux qui la dénoncent : une tribune internationale soutenant Francesca Albanese expose l’approximation organisée, signe d’un pouvoir qui préfère l’écran de fumée à l’autocritique.
"Condamnée mais dispensée de peine : on sait que tu n’as rien fait de mal, mais on a peur de tes collègues, alors on leur donne un gage. Ne nous tapez pas, les flics, s’il vous plaît." - u/SowetoNecklace (130 points)
À côté, le terreau social se dégrade : la misogynie remonte, au point que les garçons deviennent plus hostiles qu’avant
"Un grand moment de post-vérité : la stratégie du « c’est celui qui dit qui est » commence à faire pitié passé 5 ans." - u/cerank (176 points)