13 335 millionnaires ne paient pas l'impôt sur le revenu

Les violences d'extrême droite et les crispations parlementaires nourrissent la défiance

Ga. Chaux

L'essentiel

  • 13 335 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu selon l'enquête
  • Un bar est attaqué à Toulouse par un groupe d'extrême droite
  • Un siège national de parti est évacué après une alerte à la bombe

Ce matin, la France avale deux pilules amères à la lumière pâle des écrans : d’une part, la révélation que des milliers de foyers richissimes échappent à l’impôt sur le revenu se cristallise dans la discussion sur ces millionnaires qui ne paient pas ; d’autre part, l’écho métallique d’une nuit de coups et de chaînes remonte du sol toulousain avec l’attaque d’un bar par un groupe d’extrême droite. Un pays, deux miroirs — et cette question qui claque comme une banderole au vent : que reflète notre époque, sinon nos contradictions?

Patrimoines muets, impôts absents : la gravité feutrée de l’injustice

Les chiffres avancent, sobres et implacables : des ménages au patrimoine immobilier luxueux, mais au revenu imposable nul, alimentent le débat mis à nu par l’enquête sur 13 335 millionnaires sans impôt. À mesure que le patrimoine grimpe, l’impôt recule — étrange ballet où l’argent danse en silence, et où la fiscalité trébuche. Toc-toc, fait la logique ; floum, répond le réel.

"Que les 1% les plus riches ne paient pas d’impôts sur le revenu en France ? Les bras m’en tombent ! Moi qui pensais qu’on vivait dans un enfer communiste..." - u/MiserableMonitor6640 (626 points)

Quand l’algèbre des fortunes se frotte au quotidien, les âmes sensibles se cabrent. L’horizon se charge d’orage dans ce cri sobre où l’on confie que c’est une période difficile pour qui ne supporte pas l’injustice. Alors, lecteur, que fais-tu de ta colère? La plies-tu en origami pour qu’elle devienne oiseau? Ou la poses-tu en pierre angulaire de ton engagement? Zing-zang, dit l’espérance.

Violences politiques, rituels fissurés et mémoire en clair-obscur

Le rituel républicain vacille : quand une députée refuse de se lever, elle interroge la hiérarchie de nos indignations ; quand certains appellent la dissolution avec une tribune ciblant Némésis, la scène se tend ; et lorsque l’on demande ce qui se serait passé sans antifascistes, c’est la sécurité même du débat public qui est mise en balance. Tum-tum, fait le cœur démocratique quand il hésite à battre la mesure.

"Une belle ambiance. Est-ce que ce soir l’intégralité des plateaux télé va demander à tous les droitards s’ils cautionnent la menace à la bombe ? Est-ce qu’on va leur demander s’ils se désolidarisent ? Ben non, bien sûr." - u/GlobalCow7129 (687 points)

La tension monte comme une marée noire : l’alerte s’est invitée au petit matin avec l’évacuation du siège de LFI ; l’exécutif épaissit le brouillard en réclamant l’exclusion temporaire d’un député ; et l’histoire, elle, ramène un rappel saisissant à travers une photographie de résistants armés. Pendant ce temps, la nuit toulousaine nous chuchote qu’elle a vu la peur. Qui garde le seuil des libertés quand la foudre politique craque? Où poser la main pour apaiser la ville? Ô rêve, fais-nous des bancs publics où l’on parle et l’on pense — trois pas, un souffle, et le débat reprend.

Je vous laisse ce silence : plantez-y une question, voyez si ça pousse. - Ga. Chaux

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Sources