Le désistement de François Fillon confirme sa condamnation définitive

Les tensions civiques, les dérives ultranationalistes et les critiques de défense ravivent l’alarme institutionnelle.

Ga. Chaux

L'essentiel

  • Entre 1986 et 2021, 53 meurtres idéologiques, dont près de 90 % attribués à l’extrême droite
  • Quinze ans d’impunité pour des violences d’extrême droite à Lyon mis en évidence par une enquête
  • Des pulvérisations d’herbicides sont accusées de toucher des terres dans trois pays du Levant

Sur r/france aujourd’hui, l’air crépite d’un mélange étrange: indignations calmes, fureurs contenues, souvenirs qui reviennent comme des vagues. Trois courants se croisent et se répondent: l’infusion de la haine, les nerfs géopolitiques qui grincent, et le miroir du passé qui réclame une vérité nue. Prêt à écouter le bourdonnement du monde, ami lecteur, à t’y frotter pour mieux comprendre ce qui, chhht, chhht, nous travaille?

Haine en infusion, vacillements institutionnels

Quand un historien du journalisme lance l’alerte sur l’infusion médiatique de la haine raciale par un empire privé, c’est toute la place publique qui se met à frissonner. Cet écosystème ne respire pas dans le vide: il trouve ses prolongements dans les rues et les silences, comme l’atteste un dossier sur quinze ans d’impunité de l’extrême droite à Lyon, ou encore dans des profanations antisémites au cœur de la République qui font tressauter l’âme civique.

"On nous fait bouffer du fascisme à la petite cuillère, c'est à gerber." - u/Caramel_Mou (287 points)

Les chiffres, eux, refusent de sourciller: rappeler qu’neuf meurtres idéologiques sur dix, depuis 1986, relèvent de l’extrême droite n’est pas une incantation mais un ancrage. Et dans l’ombre rassurante des salles de classe, quand une enquête signale des écarts au programme sur la laïcité et l’éducation au sein d’établissements catholiques, la question s’insinue: qui protège la cohérence du cadre républicain, qui veille à ce que l’école n’éduque pas à l’angle de l’idéologie? Boum-boum, dit le cœur, où sont les gardiens?

Europe nerveuse, guerre au ralenti et champs meurtris

La souveraineté se mesure autant à l’ardeur du débat qu’à l’alignement des budgets; ainsi, quand un responsable outre-Rhin juge insuffisants les efforts français de défense et appelle à des coupes, c’est l’équilibre entre ambition stratégique et contrat social qui grince. Sur le front de l’Est, l’infanterie russe qui progresse à pas de tortue rappelle que la guerre n’est pas une succession de cartes colorées, mais une longue saignée où l’endurance et la vérité des pertes commandent la narration.

"Nos amis outre-Rhin viendraient nous faire la leçon après soixante-quinze ans de dividendes de la paix?" - u/SeparateFlounder4246 (1029 points)

Plus au Levant, l’odeur est celle des molécules et des récoltes condamnées: les accusations d’herbicides pulvérisés sur des terres au Liban, en Syrie et en Palestine posent la question terrible de la guerre contre le vivant lui-même. Que reste-t-il du droit, du chant patient des agriculteurs, quand la sécurité invoquée devient le prétexte qui dessèche? Schliiing, fait la faux; mais qui tient le manche?

Justice, mémoire et vertige napoléonien

La justice, au pas tranquille, referme parfois des dossiers qui ont bousculé des élections et nos croyances en la probité: le désistement de François Fillon dans l’affaire des emplois fictifs grave enfin une peine définitive. Dans la mémoire collective, ces affaires dessinent des cicatrices discrètes: elles enseignent que l’exemplarité n’est pas un slogan, mais une discipline qui ne doit jamais trembler.

"Très bien, il ne lui reste plus qu'à rendre l'argent maintenant." - u/Urgash (320 points)

Et pendant que les juges écrivent, la cartographie des rêves revient en grand panel: un retour vers les départements de 1812 sous Napoléon fait scintiller l’imaginaire national, la bouche des fleuves et les montagnes qui baptisent. Est-ce l’ombre d’un passé « Pro Max » qui nous séduit, ou l’envie de redécouvrir le pays par ses géographies et non ses féodalités? Tac-tac, l’Histoire frappe: à quoi sert la grandeur si la justice n’en est pas la colonne? Et si demain, pour naître citoyen, il fallait apprendre par cœur les rivières, les champs et les palabres du village? Ô cartographie, prête-moi tes eaux; ô République, prête-moi tes mots.

Je vous laisse ce silence : plantez-y une question, voyez si ça pousse. - Ga. Chaux

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Sources