La fusée Ariane 6 réussit, l’Inde commande 114 Rafale

Les succès industriels et les ruptures d’alliances ravivent la quête de souveraineté européenne.

Liza Virmax

L'essentiel

  • L’Inde valide l’achat de 114 avions Rafale, signal stratégique majeur pour Dassault.
  • La fusée Ariane 6 réussit sa première mission en configuration à quatre propulseurs.
  • TotalEnergies échappe à l’impôt exceptionnel sur les grandes sociétés pour la seconde année.

La journée sur r/france résonne comme un triple signal : fierté industrielle assumée, culture pop terriblement hexagonale, et méfiance viscérale envers des institutions qui s’auto-proclament gardiennes du “dépoli” moral. C’est le pays réel, parfois goguenard, souvent lucide, qui s’y raconte — et qui refuse d’avaler la soupe tiède des plateaux en continu.

Puissance, contrats et réalités géopolitiques

Quand l’Europe arrête de s’excuser d’exister, ça se voit : la réussite commerciale d’Ariane 6 en version quatre propulseurs rappelle que le spatial n’est pas un passe-temps de milliardaires mais un outil de souveraineté, tandis que l’Inde envoie un signal sans ambiguïté en validant l’achat massif de Rafale. Même la neutralité helvétique doit composer avec le réel, au point que Berne envisage, faute de garanties américaines, une bascule du Patriot vers le SAMP/T franco-italien. On appelle ça reprendre sa colonne vertébrale, pas faire de la gesticulation.

"En remplaçant le lanceur Soyouz par Ariane 62 pour les missions institutionnelles complexes et en boostant les performances avec Ariane 64, l'Europe reprend son destin en main. Bravo ArianeGroup, Bravo l’ESA, Bravo le CNES!" - u/CesarSormoy (142 points)

Mais la force n’est pas qu’affaire de fusées et d’avions : le nerf, c’est l’allié. Or les chiffres implacables sur l’aide américaine à l’Ukraine désormais proche de zéro rappellent à l’Europe qu’elle ne peut pas sous-traiter sa sécurité. Au Sahel, la bravade grotesque des menaces du général Amadou Ibro au Niger sonne comme un symptôme : quand l’ordre régional se délite, les régimes fragiles inventent des ennemis extérieurs pour masquer leurs naufrages. Le sérieux, c’est agir, pas fanfaronner.

Culture, mémoire et l’insolente francité

Il y a ce que les algorithmes vantent, et il y a ce qui habite vraiment la tête des gens : l’explosion de clins d’œil dans un succès vidéoludique au “Serpenphare” intraduisible montre que la langue et ses codes sont une forteresse. Et pendant que les plateformes régurgitent des copies fades, une génération entière se réjouit de l’adaptation animée de la Quête d’Ewilan : voilà ce que produit la culture quand elle ne s’excuse pas d’être à la fois populaire et exigeante.

"Le jeu a un tas de références que seuls les Français peuvent piger... ma préférée reste le dialogue de Hitman le Cobra (“Philippe ! Je sais où tu te caches !”) qu’aucun anglophone ne doit capter haha..." - u/Ilizur (82 points)

Et puis il y a la mémoire, celle qu’on tente d’évacuer du stade. Le CIO a beau brandir sa charte comme un talisman, la disqualification de Vladyslav Heraskevych pour un casque honorant des athlètes tués expose une hypocrisie : l’obsession de “neutralité” sert trop souvent à invisibiliser la souffrance. On ne demande pas au sport d’être un panégyrique politique, on lui demande de ne pas être complice de l’amnésie.

"Le CIO est un ramassis de paillassons épisode j’ai arrêté de compter..." - u/mountainpandabear (323 points)

Institutions et vérité officielle : la confiance s’effrite

Quand les chiffres contredisent les slogans, la colère prend racine. Voir TotalEnergies échapper à l’impôt exceptionnel sur les grosses sociétés pour la seconde année, ce n’est pas juste une ligne budgétaire : c’est la démonstration que l’architecture fiscale autorise les géants à être présents partout et imposés nulle part. À force de peindre la solidarité nationale au rouleau, on finit par rendre les murs translucides.

"Les documents qui n’existaient pas il y a quelques mois ?" - u/Ok_Astronaut6520 (227 points)

Et quand la parole publique prétend au grand déballage, elle se heurte à la mémoire collective : la déclaration affirmant que, dans l’affaire Epstein, “tout a été publié”, incarne ce réflexe d’autorité qui espère clore le dossier par saturation documentaire. Mauvaise nouvelle : on ne reconstruit pas la confiance avec des cartons d’archives, mais avec des actes, des garde-fous et des institutions qui cessent de confondre communication et vérité.

Observer l'absurde est une chose. Reprendre son pouvoir individuel en est une autre. Osez-le! - Liza Virmax

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Sources