La vidéosurveillance algorithmique est prolongée jusqu’en 2027

Les autorités pérennisent un dispositif prévu pour les Jeux, tandis que les inquiétudes démocratiques grandissent.

Michel-Ande Gesmond

L'essentiel

  • La vidéosurveillance algorithmique est prolongée jusqu’en 2027, au-delà du cadre des Jeux.
  • Un témoignage central recueille 1 097 votes, structurant le débat sur l’enlèvement d’un chef d’État.
  • Un appel au respect du droit international atteint 202 votes, signalant une inquiétude sur les précédents.

Le jour s’ouvre sur un fil qui hésite entre sarcasme et frisson, où l’on rit pour ne pas trembler. La boussole morale vacille, la loi paraît sacrée — puis le vacarme des hélicoptères la déchire, laissant l’odeur du pétrole et le cliquetis des algorithmes s’imposer.

Capturer le pouvoir, capturer l’imaginaire

Le récit d’une nuit s’est imposé, avec le compte-rendu central d’une capture de chef d’État vénézuélien par le président américain, appuyé par les chroniques en direct des explosions à Caracas et ordonné par un mégafil rassemblant sources et réactions. Le fil a convoqué la mémoire avec un retour sur le précédent Noriega, pendant qu’un éclat de dérision s’invitait via l’ironie mordante d’un mème où un ancien Premier ministre français se dit « disponible » pour présider le Vénézuéla.

"Quelle année, hein ? Capitaine, nous ne sommes que le 3 janvier..." - u/Nono6768 (1097 points)

Mais sous la dramaturgie, un mot rugueux revient, têtu : pétrole. La communauté réclame des bases dans un appel à pédagogie sur la situation vénézuélienne, pendant qu’un clin d’œil lucide à Tintin en Amérique rappelle que la convoitise ne naît pas d’hier : la tentation d’acheter le sous-sol se chiffre à coups de zéros, et l’on se prend à lire l’actualité comme une planche de BD trop réaliste.

"Ça sent mauvais. Un précédent risque toujours de faire jurisprudence : si nous laissons passer cela, comment nous opposer demain à des Russes qui enlèveraient Zelensky ou à des Chinois qui captureraient le chef du gouvernement taïwanais ? Le monde est fait de règles ; les violer est dangereux." - u/papy_jdr0 (202 points)

Contrôler pour se rassurer, consommer pour oublier

Loin des détonations, le pays reconduit ses yeux artificiels : l’extension de la vidéosurveillance algorithmique jusqu’en 2027 entérine ce qui se voulait provisoire. Et quand l’État serre les boulons, l’esprit public célèbre l’efficacité, jusqu’à s’émerveiller d’une démonstration d’outil simple et tranchant qui promet, l’air de rien, de dompter le grain, le chaos et la matière.

"Ah, quelle surprise ! On m’avait pourtant assuré que c’était cantonné aux Jeux olympiques ; on m’aurait menti ? Je suis saisi." - u/AlZheim3r (91 points)

Et pendant que l’on scrute, on oublie : la ruée américaine sur un Sancerre du Cher après un documentaire consacré à une icône révèle la vitesse folle avec laquelle le désir se déplace. Le même monde qui lève la coupette devant un blanc minéral s’habitue aux alertes rouges sur l’écran ; l’ange savoure la finesse, le démon ajuste la focale — la France oscille, comme nous.

Entre l'ombre et la lumière, je cherche encore la vérité. - Michel-Ande Gesmond

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Sources